L'année 2022 fut pour le moins atypique sur le plan international, alternant une reprise de la vie économique après les 18 mois de quasi-blocage pour cause de pandémie et une stupeur générale avec le déclenchement de la guerre en Ukraine dès la fin février. Dans ce contexte troublé, l'immobilier de prestige a joué son meilleur atout : son statut de valeur refuge.
USA et Canada : un marché immobilier entre euphorie et inquiétude
L'Amérique du Nord est — et reste — la première région du monde sur le plan de la population UHNWI. Ce qui n'empêche leur nombre d'avoir diminué de près de -10 % durant le premier semestre 2022, à 134 530, ce qui équivaut à une part mondiale de 34 %. Il s'agit de la baisse la plus importante de toutes les régions. Aux États-Unis, selon la National Association of Realtors, les ventes de logements anciens ont reculé en volume de -28,4 % entre octobre 2021 et septembre 2022.
Europe : les investisseurs retiennent leur souffle
Le 15 décembre 2022, la Banque centrale européenne a révisé à la hausse ses prévisions d'inflation pour 2023 et 2024 en zone euro, à +6,3 % en 2023. Face aux incertitudes internationales, l'Europe avance en ordre dispersé, semblant déstabilisée par les difficultés et la hausse du coût de l'approvisionnement énergétique. Avec en toile de fond une digitalisation omniprésente dans tous les secteurs de l'économie, créant une nouvelle génération de multimillionnaires et de milliardaires jeunes, volontiers nomades et généralement soucieux des enjeux environnementaux.