Ferrari F355, Lamborghini Diablo, Porsche 996 Carrera 2 ou encore BMW M3 E36 : les sportives produites entre 1985 et 2010 signent aujourd'hui un retour marqué. « On parle souvent du syndrome du poster », résume Maxime Lepissier, spécialiste chez BARNES CarJager. « Les acheteurs aujourd'hui les plus dynamiques ont grandi avec ces voitures, associées aux films et séries qui les ont fait vibrer : Miami Vice, Californication et sa Porsche 964... » Une madeleine de Proust automobile, inscrite dans le retour en grâce du lifestyle des années 1980 et 1990, auquel la voiture, objet de style et d'art de vivre, n'échappe pas.
Le meilleur des deux mondes
Au-delà de cet engouement, des facteurs plus pragmatiques entrent aussi en jeu. « Dans un paysage dominé par des sportives neuves souvent plus lourdes, plus coûteuses et parfois plus aseptisées, les Modern Classics tirent leur épingle du jeu. » Autre atout : une vraie modernité d'usage. « Ce sont des autos avec lesquelles on peut réellement rouler, sans retrouver les désagréments mécaniques des voitures plus anciennes. »
Réinjecter de la rationalité
Encore faut-il viser juste. Au-delà du modèle, la valeur d'une Modern Classic tient au kilométrage, à l'état mécanique et structurel, mais aussi, et surtout, à la configuration. Une même voiture peut ainsi voir sa valeur doubler, voire tripler, selon sa teinte, son intérieur ou ses options. « Une Porsche 993 de 1996 en noir intérieur noir restera relativement classique. En bleu marine intérieur beige, vert intérieur tabac ou noir intérieur crème, l'écart peut déjà atteindre 30 à 40 %. » Au cœur du marché, BARNES CarJager voit déjà émerger certaines tendances : « Des modèles encore relativement accessibles commencent à attirer l'attention des connaisseurs, notamment les Porsche 997 de 2005 à 2011, ainsi que les Ferrari 599 ou 612. » Affaires à suivre.