BARNES Autres études de marché 2026 Étude France — Juin 2026
Le marché français

Quand les acheteurs américains portent la France en triomphe

Le regard des directeurs BARNES en région

Des Yvelines à la Côte d'Azur, de Chamonix à Bordeaux, les bureaux BARNES constatent partout en France un afflux de demandes venant des États-Unis, pour des biens d'exception comme pour des projets d'installation durable.

Par BARNES International
Quand les acheteurs américains portent la France en triomphe

« Les bureaux BARNES de Paris intra-muros, des Yvelines et des Hauts-de-Seine ont constaté un afflux récent de demandes venant de l'étranger pour des biens d'exception, qu'il s'agisse de pied-à-terre, d'appartements familiaux, de maisons ou d'hôtels particuliers », ajoute Richard Tzipine.
Concernant la Côte d'Azur, Julien Bourdry, directeur commercial et réseau France, Belgique et Luxembourg, constate que les clients américains sont chaque année plus nombreux, avec trois profils qui ressortent : les jeunes entrepreneurs de la tech californienne, les banquiers et financiers de New York et les dirigeants des secteurs de l'énergie, pétrole ou gaz : « La plupart cherchent une résidence secondaire ou une maison pour passer des jours heureux à la retraite. Ils sont séduits par la fiscalité immobilière française, finalement assez avantageuse. Certains ont fui les États-Unis, ou envisagent de le faire, suite à la deuxième élection de Donald Trump en 2024. Mais ils restent assez rares. En parallèle, la guerre en Ukraine a eu pour conséquence un remplacement de la clientèle russe par une clientèle ukrainienne. Enfin, nous nous attendons à un afflux de clients du Moyen-Orient, notamment de Dubaï et du Liban, qui souhaitent quitter un lieu de résidence qui ne leur apparaît plus aussi sûr qu'auparavant. Certains nous disent attendre la fin des hostilités pour pouvoir plus facilement rapatrier leurs fonds. »

Même si toutes les régions ne sont pas concernées, Philippe Thomine-Desmazures, directeur associé de BARNES Côte basque – Biarritz, constate lui aussi « de plus en plus de marques d'intérêt venant de la clientèle américaine, même si pour l'instant cela ne se traduit encore que par une poignée de ventes chaque année ». Oonagh Mackenzie, directrice associée de BARNES Chamonix, reçoit elle aussi de plus en plus de demandes en provenance des États-Unis, « pour des raisons que tout le monde peut comprendre », et vient même de réaliser une vente d'exception auprès d'un acheteur nord-américain (lire p. 22). Pour Gaël Lombard, directeur du bureau de BARNES Mont-Blanc Megève, « les premiers acheteurs américains sont ceux qui sont déjà propriétaires sur la Côte d'Azur et pour qui les Alpes françaises forment une sorte de prolongement naturel. Durant le premier semestre 2026, nous avons reçu de nombreuses demandes émanant de new-yorkais sensibles à l'art de vivre à la française, connaissant Megève de réputation et appréciant sa proximité de l'aéroport de Genève. Nous avons par ailleurs noté une nette accélération de cette tendance en mai et juin, les demandes venant des États-Unis étant de plus en plus nombreuses pour des appartements de 3 chambres compris entre 1 et 1,5 million d'euros, dans un environnement naturel comme le Mont-d'Arbois ».

Des acheteurs potentiels pour qui la France dégage une image de marque en acier trempé, notamment quant à la sécurité et à la stabilité. Et dont l'immobilier de prestige reste inégalé ! Aymeric Sabatié-Garat, directeur associé de BARNES Bordeaux, constate pour sa part un triplement de la demande américaine depuis la deuxième élection de Donald Trump, selon une démarche singulière : « Ces clients privilégient souvent d'abord la location, le temps de s'approprier Bordeaux et ses quartiers, avant de se porter acquéreurs. » Avec une volonté quasi-unanime, quitter les États-Unis pour s'éloigner de leur virage politique et venir passer leur retraite en France (à temps complet ou partiel) « pour sa qualité de vie et sa tolérance » !
Pour Olivier Brunet, directeur associé de BARNES Propriétés et Châteaux, « la moitié des propriétés vendues au-delà d'un million d'euros le sont à des acheteurs internationaux. Qui sont pour moitié des Américains, toujours aussi friands de nos châteaux ». Sur ce segment des biens à forte valeur historique, il n'y a pas à proprement parler d'augmentation de la demande venant d'outre-Atlantique en 2026. En revanche, selon Olivier Brunet, les budgets concernés sont en nette hausse, 5 à 20 millions d'euros devenant monnaie courante pour des biens en bon - voire parfait - état mais ayant conservé l'authenticité de leurs éléments d'origine.

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